Quand les gravures sur les rochers sont des mobiliers et ustensiles légendaires

1. Roues de chars et Meubles des fées

Char de l’Ankou

Les assimilations des empreintes à des objets usuels sont extrêmement nombreuses dans les traditions populaires. Leur forme, souvent ronde ou ovale — ce qui leur a valu les noms d’« écuelles » ou de « bassins » — a naturellement suscité des interprétations légendaires. Certaines dépressions ne sont pas circulaires, mais au contraire allongées.

Plusieurs d’entre elles ont effectivement servi à polir des instruments, et leurs légendes sont souvent liées à cet usage. D’autres, plus rares, évoquent le passage de véhicules merveilleux. À force de circuler sur des chemins rudimentaires où affleuraient les rochers, les charrettes ont parfois creusé des ornières aussi nettes que des rails. Lorsque ces traces se trouvent aujourd’hui dans des lieux isolés ou sur des chemins abandonnés, elles deviennent l’objet d’explications traditionnelles.

À Locronan, les roues de la charrette qui transportait le corps de saint Ronan auraient laissé leur empreinte sur les rochers. Près de Tréguier, sur un bloc voisin d’une chapelle où l’on venait autrefois conjurer saint Yves de juger le litige entre deux ennemis, on distingue l’empreinte d’une roue. La tradition affirme qu’il s’agit du char de la Mort, qui partait de ce lieu pour aller chercher, à l’époque fixée, celui qui, ayant tort, avait accepté l’assignation de son adversaire. Sur l’île d’Arz, les ornières creusées dans la pierre auraient été tracées par le char du diable. Des vieillards affirmaient l’avoir vu rouler « au milieu d’une épouvantable lumière ». Au bas de la falaise de Fréhel (Côtes-d’Armor), une raie visible sur le grès rouge attestait, selon la tradition, du passage d’une charrue.

Dans le bois de Montgommery, en la Lande de Goult (Manche), une rainure sur un rocher commémore le passage du chariot de Gargantua, alors qu’il revenait de Tombelaine après avoir jeté dans la mer cet îlot et le Grand Mont.

À Bredons, dans le Cantal, une dépression visible sur la Pierre du Carrosse figure un char. Le nom même du lieu semble conserver le souvenir de cette légende. Près de Saales, en Alsace-Lorraine, on montre sur des blocs granitiques l’empreinte supposée de l’arche de Noé.

Les creux réguliers à la surface des rochers ont également inspiré une autre catégorie d’interprétations : celle du mobilier féerique. Les empreintes du gros mobilier des fées sont rares. Sans doute parce que le peuple situe leur résidence sous la terre ou dans des grottes plutôt qu’en plein air.

Cependant :

  • On trouve un Lit des Fées à Aisy-sous-Thil, dans la Côte-d’Or.
  • Sur les collines de la partie montagneuse des Côtes-d’Armor, des blocs épars portent ce que l’on appelle les berceaux des enfants des fées.

Ces lieux étaient, selon des traditions très répandues, fréquentés par les Margot-La-Fée.

2. Lits de saints

Lit de Saint-Pol, Lampaul-Guimiliau

Les lits de saints sont particulièrement nombreux en Bretagne. Ces formations rocheuses, naturellement creusées ou façonnées par l’érosion, ont été interprétées par la tradition populaire comme les couches de saints venus évangéliser ou bénir les lieux.

À Lampaul-Guimiliau, un creux situé au sommet d’un rocher, présentant approximativement la forme d’un corps humain, servait de lit à saint Pol. Non loin de Saint-Renan, à Fréminville, on montrait sur une roche plate une excavation de grandeur d’homme, avec l’emplacement de la tête nettement marqué. Elle passait pour avoir été la couche du patron de la ville.

À Noyal-Pontivy, près de la chapelle Sainte-Noyale, deux rochers à dépression étaient appelés le lit de sainte Noyale et son prie-dieu. À Pluzunet, un rocher plat légèrement creusé aurait été le lit commun de saint Idunet (Yben) et de sa sœur sainte Dunnvel.

Près de Besné, une fente granitique dans un rocher aurait servi de couche à saint Secondel. À Bailleul (Orne), un bloc voisin de la Roche Saint-Martin était considéré comme le lit où se reposait l’apôtre lorsqu’il visitait la région. Près de Thil-sur-Arroux, les bassins de deux pierres dites de Saint Martin portent les noms de « lit du saint » et de « mangeoire de son cheval ».

Dans la Loire, à Marlhes et au Suc de la Violette, des pierres creusées sont également désignées comme les lits de saint Martin. La dernière se trouvait près d’une fontaine qui portait le nom de l’apôtre des Gaules.

3. Sièges des Fées et des Héros

Carte postale de le Roche des Fées, Quarré-les-tombes

Il est rare que les fées soient associées à ces sièges, mais certaines traditions persistent. Dans la partie montagneuse des Côtes-d’Armor, on montre encore des sièges des Margot-la-Fée.

Près de Quarré-les-Tombes, on désigne un fauteuil des Fées. À Louvigné-du-Désert, la Chaise-au-Diable du Tertre-Alix serait un lieu où les fées viennent s’asseoir pour filer leur quenouille. La tradition précise que c’est pour cette raison que l’on trouve auprès du rocher des mognons (restant d’une pelotte) de laine.

Près de Saint-Pierre-de-Varengeville, une chaise de Gargantua présente un intérêt particulier. Dès le XIIe siècle, une charte l’attribuait à un géant anonyme sous le nom de Curia gigantis. Entre Baume-les-Dames et le village d’Hyèvre, on remarque également un fauteuil de Gargantua.

À Plédran, près d’une roche aux fées, se trouvait la chaise du géant Michel Morin. À Plestin, une pierre isolée présentant une cavité en forme de siège est connue sous le nom de Cador Rannou — la chaise de Rannou, lui aussi géant.

Ces sièges naturels illustrent un mécanisme récurrent :

  • Une cavité devient fauteuil
  • Un dossier naturel devient trône
  • Un relief inhabituel devient preuve du passage d’un géant

4. Sièges des saints

Selles de saint Léger et de saint Julien, Saint-Léger-sous-Beuvray

Près de Moncontour (Côtes-d’Armor), une roche ressemblant grossièrement à une chaise marque, selon la tradition, l’endroit où la Vierge, fuyant la colère de Hérode, s’arrêta pour donner à boire au petit Jésus. Sur une montagne voisine de Saint-Léger-sous-Beuvray, deux rochers taillés en forme de sièges auraient servi de repos à saint Léger et saint Julien. Ils portent encore le nom de Selles de saint Léger et de saint Julien. Entre Saint-Quirin et Le Petit-Donon, saint Quirin, revenant d’un pèlerinage en Palestine, se serait assis, épuisé, sur une pierre en forme de siège, y laissant l’empreinte de son corps. Dans la Brie, on montre également le creux qu’aurait formé saint Fiacre en s’asseyant sur un rocher, accablé par l’accusation de magie portée contre lui.

À Saint-Idunet, un rocher porte le nom de Chaise de saint Yves. La tradition raconte que ce bienheureux, étant allé mendier à Belle-Ile, entra dans une maison où l’on cuisait du pain. Les femmes lui donnèrent un peu de pâte pour faire un gâteau. Mais le sien étant devenu plus gros que les leurs, elles crurent qu’il avait volé de la pâte et se mirent à sa poursuite. Fatigué, le saint s’assit sur une pierre qui plia sous lui et prit la forme d’un siège. À Moëlan, au sommet d’un coteau, un rocher ayant servi d’ermitage à un ancien cénobite présente un creux désigné comme la chaise où il se reposait.

Saint Ronan s’asseyait, pour contempler le pays, sur un massif rocheux au sommet de la montagne de Locronan. Près de l’endroit où le missionnaire Michel Le Nobletz se retira pendant un an avant d’entreprendre ses prédications, se dresse au bord de la mer, à Saint-Michel-de-Plouguerneau, un immense rocher aux flancs escarpés où il allait méditer. On peut encore aujourd’hui s’asseoir dans le fauteuil de pierre de Michel Le Nobletz.

5. Sièges du diable

Chaise du diable, Rennes-le-Château, Occitanie

Dans le nord de l’Ille-et-Vilaine, de nombreuses pierres à bassins sont appelées « Chaises du Diable ». À Louvigné-du-Désert, où l’on en voit plusieurs, la tradition raconte qu’il venait naguère encore, sous l’apparence d’un bouc, s’asseoir sur l’une des plus remarquables.

Dans la Mayenne, ces pierres ne sont pas rares. L’une d’elles était déjà connue au XVIIe siècle. L’abbé Lebœuf écrivait :

« Je lis, dit l’abbé Lebœuf, dans un mémoire qui m’est venu d’un savant de Mayenne, qu’aux environs de Jublains serait un bloc de pierre élevé sur un petit tertre et que le vulgaire appelle encore chaise du diable. »

À Hambers, une pierre portant une excavation circulaire — vestige d’un dolmen — était également appelée Chaise au Diable. À Aron, toujours en Mayenne, la Chaise du Diable, creusée sur un bloc de granit, se serait formée sous le poids du démon venu s’y reposer après avoir construit un pont pour les habitants. Trompé sur sa récompense — on lui donna un chat au lieu d’un homme — il aurait marqué la pierre de son empreinte.

À Sardant, dans la Creuse, un amas de roches à écuelles portait le nom de Chaise du Diable. À Tinchebray, une Chaise du Diable est liée à une légende rappelant la tentation de Jésus sur la montagne. À Gemeaux (Côte-d’Or), dans le Trou aux Fées, un quartier de rocher où Satan s’asseyait était désigné sous ce même nom. Au Mont-Foran, dans la même région, une autre Chaise du Diable inspirait une crainte superstitieuse aux bergers. À Dompierre-en-Morvan, une énorme écuelle rocheuse était appelée Fauteuil du Diable. Enfin, à Censerey, le démon présidait le sabbat assis sur un rocher creusé d’une cavité nommée la Chaise à prêcher.

6. Les cuves et les ustensiles des fées, des héros, de la Vierge et des saints

Au-dessus du village de Beaumont, à Saint-Yriex-des-Bois, une colline couronnée de roches naturelles porte le nom de Châté de las Fadas. Trois rochers y présentent chacun trois petits bassins reliés par une rigole. Un quatrième, plus grand, appelé bujou ou cuvier, se voit sur une pierre plate au bas de l’escarpement. Lorsque les vapeurs de la fontaine montent au-dessus des arbres, les habitants disent que les fées font leur lessive. À Quarré-les-Tombes, on montrait la chaudière et la cuve des fées sur un amas granitique.

À Aisy-sous-Thil, dans un vallon nommé Galafre, une excavation régulière en forme de chaudière est appelée la Chaudière des Fées ou le Cuvier de la Fée. La tradition évoque une fée très méchante dont la maison, les écuries et la grange — grottes formées par des blocs superposés — sont encore visibles.
On dit qu’elle est morte depuis peu ; son mobilier aurait été changé en roches : cuvier, sabot, lit, seau.

À Pont-d’Aisy, une pierre à écuelle est appelée la Chaudière de la Fée ou Chaudière du géant Galafre, qui s’en servait avec la fée Befnie.

Sur le dolmen de Miré, on voit l’empreinte du poêlon d’une fée. Dans le bois de Lavaud du Frétoy, plusieurs bassins à la surface d’un rocher seraient les plats du festin des fées.

À La Bourboule, les cavités de la Roche aux Fées sont attribuées à des fées bienveillantes protégeant le pays contre les incursions d’Aymerigot Marchès, seigneur du château de la Roche Vindeix. Un jour, alors qu’elles chantaient en buvant de la bière et en mangeant une omelette, il les surprit. Elles s’échappèrent mais laissèrent, par leur volonté, l’empreinte de leurs verres et de leur poêle sur la pierre.

À la cascade de Portefeuille, les Martes berrichonnes auraient laissé dans le roc les formes de leur chaudron, de leur poêle et de leurs ustensiles. La Roche plate de Chambretaud possédait une large cuvette appelée Marmite des Farfadets, où ils cuisinaient leur soupe dans la nuit du Mardi Gras.

Sur le grand Hohnach (Vosges), le Chaudron des Sorcières — bloc à cuvette — aurait servi à des cérémonies païennes. À l’île d’Yeu, sur la table du dolmen de la Roche aux Fadets, les petites fossettes seraient dues au trépied brûlant sur lequel Satan venait s’asseoir chaque samedi. À Soulans (Vendée), une cuvette au-dessous du menhir de la Verie porte le nom de Fontaine de la Vierge. À Boissy-Maugis, une anfractuosité du dolmen de la Grosse Pierre est appelée Source (ou Lavoir) de la Vierge.

Près de Gahard (Ille-et-Vilaine), l’Écuelle de Gargantua est creusée dans un gros bloc, et son verre se trouve à proximité. À Verdes (Loir-et-Cher), sa soupière est une vaste excavation non loin d’une pierre échancrée appelée Lunettes de Gargantua — que l’on retrouve aussi à Travers, près de Beaugency. À Pontaven, un rocher arrondi percé d’un trou d’un mètre de diamètre portait le nom de Bain de pied de Gargantua.

Dans le Centre de la France, le nom de saint Martin est associé à de nombreuses pierres à bassins.

  • À Saint-Quentin (Haute-Loire), les fissures et cavités d’une grande pierre seraient sa vaisselle : crémaillère, chaudron, marmite, casserole et écuelle.
  • Près de Villapourçon, l’Écuelle de saint Martin est une petite excavation ronde, souvent remplie d’eau, située à quelques pas de la fontaine Saint-Martin.
  • Au Suc de la Violette, ainsi qu’à Bully, Bussière, Bussy et Saint-Haon, d’autres cavités portent le même nom.
  • Près de Thil-sur-Arroux, un bassin est la mangeoire du cheval du saint.
  • À Louvigné-du-Désert, les Roches Saint-Guillaume présentent un lavoir, une fontaine et une écuelle qui lui sont attribués.
  • À Saint-Viaud, près d’une grotte où demeura le saint local, les habitants croient reconnaître sur une pierre l’empreinte de ses pieds, de son livre, de son bonnet et de son bâton.

La pierre devient :

  • Chaudron de fée
  • Marmite de farfadet
  • Soupière de géant
  • Écuelle de saint
  • Fontaine de la Vierge

7. Ustensiles du diable

Affleurements granitiques connus sous le nom de Cartes du Diable, Piriac-sur-Mer, Pays de la Loire

Dans l’île d’Herreu (Loire-Inférieure), où de nombreux rochers sont couverts de bassins et de cercles, l’un d’eux est appelé la cuisine du diable. Les habitants y distinguent ses marmites et ses poêlons. Près de La Turballe, une cavité ronde sur un énorme affleurement granitique porte le nom de Fontaine du Diable. À Piriac, de larges pierres gravées de croix en creux sur deux rangs sont appelées les Cartes du diable.

À Hambers (Mayenne), sur les débris d’un dolmen, certaines cavités sont désignées comme la marmite et les écuelles du diable. À Lauterbach, près de Guebwiller, une double dépression sur un rocher de granit porte également ce nom. À Faux-la-Montagne, sur un dolmen jugé assez douteux, le diable aurait laissé l’empreinte de la cuiller et de la fourchette dont il se servit pour son repas. À Bruz, sur un rocher à bassins, on montre les écuelles du sorcier.

8. Empreintes de cordes, de sabres, de bâtons, etc.

Le lec’h (stèle) de Le Drennec, cimetierre de Landouzen

En Basse-Bretagne, plusieurs empreintes commémorent des récits d’enfants menacés. Un pauvre homme, père de triplés, aurait voulu les noyer près de la chapelle des Fontaines. Ayant posé le panier sur une pierre, il fut arrêté par l’apparition d’une belle dame lui promettant qu’il ne manquerait jamais de pain. La marque du panier serait restée gravée dans la roche.

À Erdeven (Morbihan), une femme ayant mis au monde sept enfants voulut en faire noyer six. La servante les plaça dans un crible, mais en le posant sur un rocher, celui-ci s’enfonça. Une voix cria : « Reporte les enfants auprès de leur frère. » On montre encore la trace du crible et les marques laissées par la servante.

Près du temple de Lanlef, sur la margelle d’une fontaine, se voit l’empreinte d’une pièce d’or que Satan aurait déposée pour payer un enfant vendu par sa mère.

Certaines entailles évoquent la pression d’une corde. Au cimetière de la chapelle de Landouzen en Le Drennec, un lec’h octogone aurait été profondément entaillé lorsque saint Ursin de Landouzen (francisation de Touzan ou Ourzan – sans analogie avec saint Ursin de Bourges) y attacha un dragon. La légende dit que quand ce saint évangélisait la contrée, un dragon terrorisait la région et empêchait les gens d’aller vers lui. Un jour, Ursin réussit à capturer le dragon et l’attacha à une pierre haute située près de son église. Ursin entra dans la chapelle pour rendre grâce à Dieu. Le dragon tirait sur la chaîne pour essayer de se libérer et jurait d’y parvenir avant la fin de la messe et de faire écrouler l’édifice sur Ursin, mais il ne pût achever son œuvre destructrice. Saint Ursin noya le dragon dans les marécages (ou dans un puits sans fond). La chapelle est toujours debout et près du porche se trouve une pierre présentant une curieuse entaille.

Dans la lande de Lanvaux, des peulvans portent un collier creusé : ce serait la trace de la corde avec laquelle M. de Keriolet y attacha le diable. À Saint-Derrien, les sillons d’une croix renversée seraient dus à la corde avec laquelle le saint porta la lourde pierre sur son dos.

Les rayures profondes sont souvent attribuées à des coups portés par des héros. Sur le rocher dit Huche pointue, près des roches Saint-Martin, trois petites croix et deux entailles marqueraient l’endroit où saint Georges, premier évêque du pays, trancha à coups de sabre le corps d’un serpent monstrueux. En Haute-Bretagne, on montre la marque de l’épée de saint Liphard. À Bailleul (Orne), les rainures de la pierre de Saint Martin seraient dues aux coups d’épée du saint. À la Martinière en Peaulx (Loire-Inférieure), une énorme entaille aurait été faite par la scie des fées, tombée de leurs mains au chant du coq.

À Plestin (Côtes-d’Armor), sur la pierre appelée Cador Rannou, chaise de Rannou, une empreinte serait celle de la bêche du géant. Depuis Guimaëc (Finistère), sur la rive du Douron, il aurait lancé la pierre contre des oiseaux dévastant son champ. Dans la forêt de Talensac (Ille-et-Vilaine), le Grès de saint Méen est couvert de fines rayures attribuées au saint qui y aiguisait ses outils de charpentier — pratique que poursuivaient les bûcherons. Au Tertre-Girault en Saint-Briac, une roche à bassins est dite la pierre à aiguiser du diable.

À Pluzunet, le bâton du diable aurait laissé son empreinte. Sur le dolmen de Pierre de Césée à Soucelles, on montre la marque du bâton d’une fée. Un polissoir de l’Aube portait trois rainures attribuées aux coups de bâton de saint Flavit. À Port-Briac, près de Cancale, des creux seraient dus aux grains du chapelet de saint Méen ; à Esquibien (Finistère), à ceux du rosaire de sainte Evette.

Dans le Puy-de-Dôme, une tradition raconte qu’au mois de mars, le jour de la Saint-Joseph, les oiseaux viennent se marier sur le roc du Brezou ou du petit berceau, qui présente plusieurs bassins.


Références :

Croyances, mythes et légendes des pays de France, Paul Sébillot

Contes et légendes de Bretagne, Bretagne Côtes Granit Rose

Chapelle de Landouzen, Patrimoine Abers